« Les cahiers de cuir sont écrits en la langue du pays. Je n'en change que les sons ; les silences, je les rends fidèlement. Je n'invente pas les kharjas. Je les entends. Elles viennent des bouches qu'on n'écoute pas, et c'est pour cela qu'elles disent vrai. »

La maison de la félicité

Roman historique en cours de polissage • Environ 120 pages

Marrakech, au temps des Almohades.

Le Sultan Layadi règne sur un royaume puissant mais fragile. Derrière les murs de la Maison de la Félicité, son palais le plus secret, un silence menace l'avenir de la dynastie : après vingt années de règne, aucun héritier ne peut assurer la continuité du trône. Face au risque de guerre civile, le grand vizir Al-Muqri imagine une solution aussi audacieuse que dangereuse.

Un pacte est conclu dans l'ombre entre le pouvoir, la sultane et un humble maître artisan nommé Dawjar. De ce pacte naîtront deux garçons sous la même lune : Moulay Ya'qub, proclamé héritier du royaume, et Youssef, élevé dans le secret d'une forteresse perdue au sud de l'Atlas. L'un grandit sous les ors du palais ; l'autre derrière un écran de cèdre, condamné à l'effacement pour préserver la paix du royaume.

Pendant seize ans, femmes, serviteurs, artisans et souverains consacrent leur vie à protéger cette vérité interdite. Mais les secrets ont leur propre destin. Lorsqu'un ambitieux trésorier commence à relier les indices dispersés dans les registres du palais, l'équilibre patiemment construit menace de s'effondrer. Bientôt, deux visages identiques se retrouvent au cœur d'une question capable de faire vaciller un empire : qu'est-ce qui fait un roi ? Le sang, le nom, ou la volonté des hommes de croire à une histoire ?

Entre chronique historique, poésie andalouse et légende marocaine, La Maison de la Félicité raconte le prix du pouvoir, le poids des silences et le destin de ceux qui bâtissent les royaumes sans jamais apparaître dans les livres d'histoire.

Style d'écriture

Le roman privilégie une écriture littéraire et immersive. Le style se caractérise par :

  • Une écriture poétique sans perdre la tension du récit.

  • Le non-dit et le silence portent autant de sens que les dialogues.

  • Un rythme inspiré des chroniques médiévales et de la tradition orale.

  • Une forte symbolique récurrente (eau, murs, oranger, coupe, janbiya) qui structure le roman.

  • Une prose élégante et littéraire qui privilégie la suggestion à l'explication.

À mi-chemin entre la chronique historique et la poésie andalouse, l'écriture de La Maison de la Félicité fait du silence un véritable langage romanesque.

Tropes et thèmes

  • Le sacrifice pour le bien supérieur

  • Secrets de famille

  • Amour impossible

  • Les dépositaires d’un secret

  • La famille choisie plutôt que la famille de sang

  • Le secret dynastique

Tout au long du récit, les murs, l'eau, les portes, les jardins, les écrans de bois, les orangers deviennent les gardiens silencieux de l'histoire.

Le royaume repose autant sur son architecture que sur ses hommes. C'est rare en littérature historique et cela donne à au manuscrit une identité très singulière.

Ce qui fait l'originalité du roman

  • Une dynastie fondée sur un secret

  • Une écriture qui mêle chronique historique, poésie andalouse et conte marocain.

  • Le pouvoir est raconté par le silence plus que par les batailles.

  • Les femmes gouvernent l'ombre du royaume sans jamais occuper le trône.

  • Lexique en fin de récit.

La maison de la félicité, raconte une histoire entre les murs de Marrakech, un royaume survit grâce à un secret gardé par l'eau, les femmes et le silence.